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Billets dans la catégorie :   Informatique et Libertés



20 12 2006

La mémoire cache non vidée remet en cause la force probante d’un constat d’Huissier de Justice


Conformément à un jugement du 4 mars 2003, le constat d’huissier sur internet doit respecter les trois diligences suivantes:

- le cheminement adopté pour accéder aux pages litigieuses doit être celui qu’utiliserait un internaute lambda.

- les pages visualisées doivent impérativement être matérialisées par des captures d’écran et/ou impressions.

- les cookies et la mémoire cache de l’ordinateur à partir duquel est effectué le constat doivent être vidés.

L’adresse IP de l’ordinateur doit également être indiqué afin que les magistrats puissent avoir accès au journal de connexion en cas de litige.

L’arret rendu par la Cour d’Appel de Paris le 17 novembre 2006 a ainsi considéré que le constat effectué par un huissier à la demande d’un client n’avait pas de valeur probante, l’officier ministériel n’ayant pas pas effectué certaines des diligences précitées.

En effet, les constatations étaient réalisées à partir d’un service de serveur de proxy.

Or, un tel serveur permet l’enregistrement dans la mémoire cache des pages consultées par l’internaute afin d’y accéder plus rapidement.


20 12 2006

Diffamation : condamnation du Maire, directeur de la publication


Le TGI de Nanterre a condamné le directeur de la publication d’un site internet pour la mise en ligne d’un document diffamatoire. Que le responsable du site municipal soit le maire ne change rien au principe édicté par la loi du 29 juillet 1881 relatif à la liberté de la presse.

 

Madame le maire de Puteaux a donc été condamnée à 2 500 Euros d’amende et à verser   3 000 Euros au titre des frais de justice solidairement avec l’auteur de l’écrit diffamatoire, l’ancien maire de Puteaux étant sanctionné comme complice.

 


23 08 2006

La CNIL dispense les blogs de déclaration


La CNIL a décidé de clarifier la situation juridique des bloggers. Tout en rappelant que les blogs sont soumis aux obligations de déclaration de la loi de 1978 modifiée, la CNIL souligne les inconvénients manifestes du maintien des formalités déclaratives ( insécurité juridique injustifiée pour l’internaute, encombrement de la CNIL).Les internautes tenant des blogs purement personnels ( à l’exclusion de ceux à vocation professionnelle, associative) sont donc depuis sa décision du 22 novembre publiée en janvier, officiellement dispensés de déclaration. En contrepartie, les bloggers doivent veiller à respecter toutes les règles ” de fond de la loi”, notamment quant au consentement des personnes dont les données sont collectées), voir restreindre l’accès à leur prose par des mesures techniques appropriées.

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23 08 2006

La CNIL refuse d’autoriser les traitements biométriques


En janvier 2006, la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) avait refusé d’autoriser quatre procédés de contrôle par empreintes digitales. Le 30 mai 2006, la Commission a opposé un nouveau refus à quatre banques et un hôtel de luxe parisien qui souhaitaient mettre en œuvre des procédés de traitement, dans une base de données, des empreintes digitales. Les banques envisageaient de mettre en œuvre un tel dispositif afin de contrôler l’accès aux salles contenant du matériel informatique et téléphonique. L’hôtel de luxe souhaitait quant à lui contrôler l’accès aux chambres des clients et des employés.La CNIL a rappelé en janvier 2006 que le « traitement, sous une forme automatisée et centralisée des empreintes digitales ne peut être admis que dans la mesure où des exigences impérieuses en matière de sécurité ou d’ordre public le justifient ». En l’espèce, la CNIL a refusé l’autorisation d’utilisation dans une base de données des empreintes digitales au motif que ce dispositif paraissait excessif au regard de la finalité poursuivie et que d’autres dispositifs pouvaient être mis en œuvre.Décision de la CNIL du 30 mai 2006

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22 08 2006

Surveillance Electronique


Le décret du 30 mars 2006 modifiant le Code de procédure pénale et relatif au traitement de la récidive des infractions pénales définit, entre autres, les modalités du placement sous surveillance électronique. Pris en application de la loi du 12 décembre 2005 relative au traitement de la récidive des infractions pénales.

Il adapte au placement sous surveillance électronique les dispositions du Code de procédure pénale relatives au contenu et à la durée de la surveillance judiciaire et celles relatives au contenu et  à la durée de la surveillance judiciaire et celles relatives à la liberation conditionnelle.

Bien que le texte renvoie à un décret ultérieur pour la fixation de la date à laquelle le placement sous surveillance électronique mobile sera effectivement applicable, le texte précise que ” le placement sous surveillance électronique mobile peut intervenir avant cette date pour les peines d’au moins sept ans d’emprisonnement, avec l’accord du condamné dans le cadre d’une expérimentation menée par le ministère de la Justice.

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22 08 2006

CNIL - Nouvelles dispenses de déclarations de traitements


La Commission Nationale Informatique et Libertés a institué fin mai deux nouvelles dispenses de déclarations de traitements de données à caractère personnel. La première vise les associations et leur permet d’éviter la déclaration simplifiée précédemment établie pour les traitements portant sur leurs membres ou donateurs. Un pas supplémentaire vers la liberté de traitement a donc été franchie sous le respect des habituelles recommandations. La dispense de déclaration dont bénéficiaient seules les associations et groupements spécifiques se voit ainsi élargie à l’ensemble des association.

Plus important, une autre dispense est fournie pour tout organisme privé ou public, concernant uniquement les traitements de données ayant pour finalité d’informer ou de communiquer au tiers, à l’exclusion de tout objectif commercial ( comme le démarchage). Ces traitements sont aussi limités dans leurs données (identité,location,fonctions,centres d’intérêt, à l’exclusion de toute donnée sensible).

Tout autre traitement reste donc soumis au régime de droit commun de la déclaration, éventuellement simplifiée lorsqu’un texte spécial a été édicté au préalable par la CNIL www.cnil.fr

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